L’agroalimentaire et la transformation digitale

Du 07/11/2019

L’industrie agroalimentaire n’échappe pas à la révolution numérique. On constate de nombreuses transformations intéressantes, tant sur les modes de production que sur la relation client. Voyons comment le digital transforme l'agroalimentaire ?


Etat des lieux


Les entreprises de l’agroalimentaire ont pris très tôt le tournant du digital pour être plus compétitifs, assurer la traçabilité des produits et répondre aux nouveaux usages de consommation, à commencer par le flexitarisme (environ 30% de la population française).

En matière de communication digitale, deux filières se démarquent : les vins et spiritueux d’une part et l’épicerie (dont l’épicerie fine) d’autre part.


Comment le client 2.0 marque la tendance ?


Le digital a mis le consommateur au cœur de l’industrie agroalimentaire. Le client est mieux informé et plus exigeant. Il communique aisément sur ses achats et son mode de consommation. Il est respecté car il marque toutes les tendances. Jamais les avis et opinions n’avaient eu un tel impact dans la longue histoire de l’agroalimentaire.


L’une des plus fortes tendances - plus encore que le végétarisme ou le Bio - est le flexitarisme, qui consiste à manger de la viande de façon sporadique et à privilégier les fruits et légumes de qualité. Cette nouvelle tendance a fait chuter la filière viande (en particulier le boeuf) mais aussi toutes les filières qui utilisent des matières animales. Ce nouveau mode de consommation est néanmoins une opportunité pour les entreprises qui savent s’en saisir.


Autre tendance importante : le Bio. Le label Bio est un argument de vente à part entière. Si important, que Danone rachète en 2017 WhiteWave Foods, le leader mondial des produits Bio.


Les réseaux sociaux comme plateforme d’échange privilégiée


L’agroalimentaire, c’est plus de 16 000 entreprises en France. Malgré la concurrence agressive de l’Espagne, de l’Allemagne ou encore de la Pologne, la France reste un grand pays de l’agroalimentaire, notamment la région Occitanie avec 7 200 entreprises.


Pour fortifier ses positions, notamment sur le territoire national, l’industrie française a besoin de proximité avec ses clients et prospects de tous les âges. Plus encore que la mode ou le e-commerce, l’agroalimentaire s’active sur les réseaux sociaux. Et ça marche ! Le nombre d'abonnés - toutes entreprises confondues - le prouve, ainsi que l’intérêt qu’expriment chaque jour les consommateurs pour l’alimentation et la santé.


Les nouvelles technologies de l’information rapprochent les entreprises des consommateurs, en permettant une communication immédiate et une écoute active.


Le consommateur au cœur des décisions stratégiques


Les nouveaux consommateurs sont très exigeants en matière de qualité et de traçabilité. C’est pourquoi l’épicerie fine et les aliments du terroir connaissent un immense succès (ainsi que les commerces de proximité, qui ont un regain d’activité face aux grandes surfaces).



L’épicerie fine est symptomatique des préoccupations des consommateurs. Les spécialistes en ligne (Amazon/Fauchon) et les boutiques mono-produit (comme Ladurée) l’ont bien compris.

Outre les réseaux sociaux, les Apps mobiles permettent aux clients de scanner les code-barres et de laisser leurs avis (ou de mettre en favoris les produits les plus appréciés) : on sait désormais d’où viennent les ingrédients de la recette et le jugement est expéditif.


De l’autre côté de la chaîne d’information, on trouve les Data scientists, qui recueillent toutes les données possibles sur les modes de consommation. La parole des panels de consommateurs aide ainsi les industriels à réajuster leurs lignes de production et personnaliser toujours plus leurs offres.


Le digital dans les champs et à l’usine


La robotique et l’impression 3D changent les modes de production. Plus généralement, le digital a permis une optimisation des coûts et des timings sans précédent. Le digital permet aussi de mieux mesurer l’impact environnemental/social d’une production, et même d’anticiper les crises climatiques ou agricoles.


Avec l’agriculture de précision, on obtient le bon entrant au bon moment, au bon endroit et à la bonne dose. Cette performance accrue dans les champs a son équivalent à l’usine. L’usine digitale peut assurer en effet une productivité record, un renouvellement des gammes produits et un Time on market très court.


Comment inscrire le digital dans mon entreprise agroalimentaire ?


Deux leviers de digitalisation sont indispensables pour les entreprises agroalimentaires, quelle que soit leur taille :


  • La formation des équipes aux outils et à la culture digitale :

Tous les départements sont concernés, de la production à la fonction RH, en passant bien sûr par la communication.


  • Les partenariats avec les start-ups innovantes :

Qu’il s’agisse d’un rachat ou d’un partenariat technique, l’entreprise agroalimentaire a tout intérêt à se rapprocher des start-ups qui innovent grâce au digital.

Ressources

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