Bio et sans gluten : où en sont les consommateurs ?

Du 04/10/2019
Ces dernières années, on assiste à une segmentation “santé” des produits alimentaires : aliments diététiques, aliments pauvres en sodium, aliments riches en fibres, aliments sans lactose ou sans gluten, alimentation Bio…

Cette segmentation marché répond au besoin du consommateur : il veut être informé et rassuré sur ce qu’il mange au quotidien. Outre les allergies ou les scandales alimentaires, ces nouveaux modes de consommation s’inscrivent dans une démarche de développement durable, tant pour la santé de l’environnement que du consommateur.


L’alimentation Bio


Le bio (issu de l’agriculture biologique) est une méthode de production dépourvue des agents chimiques utilisés dans l’agriculture traditionnelle : engrais, additifs, pesticides artificiels. En outre, Le Bio répond à trois problématiques : la protection de l’environnement, une alimentation plus saine et une solidarité vis-à-vis des producteurs locaux (le kilomètre 0 étant souvent associé au Bio). Parmi les produits Bio les plus consommés, on trouve les fruits et légumes, suivis des produits laitiers et des œufs.

Si la consommation Bio remonte aux années 60 environ - on le trouvait surtout auprès du producteur local ou des boutiques spécialisées -ce n’est que depuis 10 ans que la plupart des grandes surfaces et des professionnels de la restauration l’ont intégré.

Le Bio est un marché qui n'a cessé de croître, à tel point que les nouvelles générations s’en emparent. Selon l’étude menée par Spirit Insight pour l’Agence BIO, 60 % des 18-24 ans comptent maintenir leur consommation Bio et 27 % envisagent de l’augmenter. Si la tendance se confirme, le Bio ne sera bientôt plus limité à quelques rayons dans nos grandes surfaces. Sans compter la prolifération des petites boutiques.

Toujours selon l’Agence BIO, 97% des personnes interrogées reconnaissent parfaitement le logo AB mais certains déplorent un manque d'information sur le contrôle des produits. Une très large majorité reconnaît la contribution de l’agriculture biologique sur la préservation de l’environnement et la biodiversité, ainsi que les bénéfices sur la santé animale ou humaine.


Qu’est-ce que le gluten au fait ?


En présence d’eau, les protéines des céréales - orge, blé, seigle, avoine… - forment un réseau élastique et visqueux appelé gluten (découvert en 1742 par Giacomo Beccari). Il se forme donc quand on mélange l’eau à la farine pour former de la pâte (pizza, pâtes, pains…). C’est le gluten qui confère à la pâte sa texture moelleuse : il aide la pâte à se lever et prendre forme.

Le gluten peut causer diverses allergies ou maladies : maladie coeliaque, allergie au blé, dermatite herpétiforme, hyper-perméabilité intestinale; ataxie au gluten… Raison pour laquelle certaines personnes ne peuvent en consommer. Mais une majorité des consommateurs a adopté ce régime sans aucune justification médicale.


Le sans gluten : un marché de niche… qui pèse !


Au-delà de l’obligation de santé, il y a un effet de mode, à l’instar du Bio. Le sans Gluten reste un marché de niche en comparaison au Bio, car la plupart des consommateurs y ont recours par contrainte (environ 1% de la population française… encore que de nombreuses personnes ne soient pas diagnostiquées).

Un marché de niche certes, mais qui a connu une belle croissance. Selon un sondage mené par Toluna QuickSurveys, 9% des Français affirment que le “sang gluten” est plus sain (soit environ 4 millions de personnes). C’est le marché des produits sans gluten pour le petit-déjeuner qui a naturellement bénéficié de cette tendance.

Mais le sans-gluten est-il réellement meilleur pour la santé ?
Pour compenser l’absence de gluten, certaines entreprises ont recours à des additifs : le sans-gluten est donc plus calorique et moins protéiné.


Un consommateur informé et exigeant


Ce que l’on peut en conclure, c’est que le consommateur est bien plus exigeant envers les produits alimentaires. Le consommateur français veut des garanties - des labels qualité - et souhaite connaître l’origine des ingrédients qui entrent dans la recette qu’il achète.

logo-ab-bio

Le label AB garantit au consommateur que le produit répond aux normes de la convention bio de l’Union Européenne : aucun édulcorant, colorant ou exhausteur de saveurs n’est admis dans le cahier des charges.

Cela concerne aussi bien l'alimentation destinée à l’élevage que la transformation des produits. Chaque année, les exploitations AB sont soumises à une inspection officielle pour renouveler leur label.


L’Occitanie, première région française en agriculture bio


Les exploitations agricoles en Occitanie converties en bio ont fortement progressé depuis 2014. La région se positionne ainsi à la première place de la production bio en France avec plus de 470 000 hectares certifiés bio ou en conversion en 2019.

Les départements comptabilisant le plus grand nombre d’exploitations agricoles bio sont le Gers, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et l’Aude.

Afin de développer cette dynamique, la région et l’Etat soutiennent pleinement le programme Ambition Bio 2022 qui vise notamment à mettre en place des modes de production respectueux de l’environnement et garantir des normes relatives au bien-être animal. Article connexe : Pour une agriculture locale et durable

Ressources

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